Le Mégaprojet la Route Transsaharienne

La route Transsaharienne, qui relie six pays du Maghreb et du Sahel, devrait contribuer davantage a l’intégration économique de la région, actuellement faible.
Conçu dans les années 1960 a l’initiative de l’Algérie et de la Commission des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la Transsaharienne a pour objectif l’intégration régionale et le désenclavement des zones déshéritées. Elle avait été mise en chantier au début des années 1970, et relie aujourd’hui les six capitales des pays concernés sur un linéaire proche de 10.000 km dont plus de 8.000 km sont bitumés et livrés.
La route transsaharienne reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest (Alger à Lagos ) est entrée dans sa dernière phase de réalisation. Essentielle à l’avènement de la Zone de libre-échange continentale africaine, elle est longue de 9400 kilomètres.
La construction de la route transsaharienne au niveau du Niger connaît une bonne évolution avec un aménagement de 1 890 kilomètres sur un linéaire total d’environ 1 950 kilomètres, soit 97 %.
L’Algérie a fourni beaucoup d’efforts pour la concrétisation de ce projet d’envergure. Il y a eu des efforts très grands par l’Algérie. Les autres pays ont accompagné selon leurs moyens, mais aujourd’hui globalement le projet est a 90 % d’avancement.
300 milliards de dinars (30 000 milliards de centimes), c’est le montant de l’enveloppe débloquée par l’Algérie et destinée a la route transsaharienne et a sa transformation en une autoroute Nord-Sud afin de désenclaver certains pays du continent.
La route Alger-Lagos revêt d’une extrême importance d’autant plus qu’elle permet d’atteindre les principaux ports de la Méditerranée et de renforcer le commerce Afrique-Europe.
L’Algérie a accordé une grande importance à cette route qui constitue une artère vitale attractive de développement surtout qu’elle possède un des plus grands réseaux routiers d’Afrique avec plus de 141.000 km de routes toutes catégories confondues.